jeudi 16 novembre 2017

TS1 & TS2 | VISITES DES SALONS PROFESSIONNELS

BATIMAT - HEAVENT


 

vendredi 3 novembre 2017

A LIRE...

Etudes d’art et de design : un diplôme bac + 3 va remplacer Manaa, BTS et DMA

Le diplôme national des métiers d’art et du design – de niveau licence – va être mis en place à la rentrée 2018 ou 2019, selon les académies.
LE MONDE |

Brigitte Flamand, inspectrice générale de l’éducation nationale, responsable du domaine design et des métiers d’art, et Jean Delpech de Saint-Guilhem, inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche, décryptent la réforme du premier cycle des métiers d’art, dont la mise en œuvre sera échelonnée entre la rentrée 2018 et celle de 2019.

Pour mémoire, la mise à niveau en arts appliqués (Manaa), qui s’effectue en une année après le bac, est actuellement un passage obligé pour les élèves qui n’ont pas obtenu de baccalauréat sciences et technologies du design et des arts appliqués (STD2A) et qui se destinent à un brevet de technicien supérieur en arts appliqués (BTS) et un diplôme des métiers d’art (DMA), des cursus en deux ans, niveau bac + 2.

La Manaa, le BTS en arts appliqués et les DMA vont être fusionnés. Pourquoi une telle réforme ?
La Manaa, depuis qu’elle a été créée, est une année qui ne permet pas aux étudiants de cumuler des crédits ECTS [système européen de transfert et d’accumulation de crédits pour l’obtention d’un diplôme] : c’est une année zéro dans le cadre d’un curriculum de l’enseignement supérieur.
Par ailleurs, les étudiants en BTS et DMA n’ont que deux années comptabilisées dans le cursus licence-master-doctorat. Ils ne sont pas intégrés dans les standards des parcours européens mis en place par le processus de Bologne, qui vise à un rapprochement des systèmes d’études supérieures européens.
Ce sont les éléments déterminants qui nous ont conduits à faire cette réforme et, par conséquent, de créer un nouveau diplôme national des métiers d’art et du design, en trois ans, doté d’un grade licence.

Quels changements cette réforme va-t-elle entraîner pour les étudiants ?
Le premier avantage sera celui de la mobilité. En cumulant des points ECTS, ils auront la possibilité, dans leur orientation, d’emprunter des passerelles interdiplômes. Nous avons constaté que les étudiants titulaires d’un BTS ou d’un DMA qui souhaitaient intégrer un diplôme national d’arts et techniques étaient obligés de refaire une année supplémentaire. Ils étaient donc systématiquement rétrogradés. Maintenant, ils s’inscriront dans un standard international, avec un premier cycle en trois ans.

Quelles seront les conditions pour intégrer ce nouveau cursus postbac ?
Dans la mesure où le système d’Admission postbac (APB) fait lui-même l’objet d’une transformation, les choses ne sont pas encore arrêtées. Toutefois, le taux de pression dans cette filière est énorme sur les BTS et les DMA. A titre d’exemple, un établissement parisien reçoit chaque année environ 5 000 candidatures pour 150 places. Une forte sélection restera incontournable, même si le principe reste que nous puissions ouvrir nos portes à tous types de bacheliers.

Quand cette réforme sera-t-elle mise en œuvre ?
Il y aura une intégration progressive en deux vagues, à la rentrée 2018 puis à la rentrée 2019.

Comment les bacheliers de 2018, qui voudront suivre la filière des métiers d’arts, sauront-t-ils s’ils doivent suivre un Manaa, qui vivra sa dernière année, ou intégrer le nouveau cursus avec, à la clé, ce nouveau diplôme ?
Cela dépendra de la décision des recteurs. Les académies candidates à la mise en œuvre du nouveau diplôme, dès la rentrée 2018, se feront connaître au début de novembre.

Pourquoi faire cette réforme maintenant ?
C’est une demande de la communauté du design dans son ensemble. L’offre de formation de ce secteur en France, comparée aux pays scandinaves, la Grande-Bretagne, Singapour, la Corée du Sud, est très modeste. Nous avons un réel retard.
Par ailleurs, les étudiants français qui vont, au cours de leurs études, poursuivre leurs apprentissages à l’étranger se rendent compte que leurs alter ego sont dans un cycle licence-master-doctorat et pas eux. Alors qu’en Europe le standard d’un designer diplômé est d’un master ou équivalent, les Français, avec un BTS, ont de grandes difficultés à intégrer un second cycle. C’est pour eux un parcours du combattant.
Le processus de Bologne a été amorcé en 1998. Pourquoi aura-t-il fallu vingt ans au secteur du design français pour s’y adapter ?
Ces filières considérées en France comme plus techniques, moins artistiques, ont été victimes d’une reconnaissance plus difficile par l’enseignement supérieur. Elles ont été les oubliées du système.

jeudi 26 octobre 2017


A LIRE...


« Les activités éphémères contribuent à l’hospitalité des territoires »

Les villes accueillent de plus en plus de commerces éphémères, food trucks, pop-up stores et camions itinérants. L’urbaniste Pascale Leroi analyse le développement de cette nouvelle économie urbaine.

LE MONDE | | Propos recueillis par
Un food truck dans un parc à  Bordeaux, en septembre 2017

Food trucks, pop-up stores, galeries éphémères, camions itinérants, mobiliers urbains provisoires fleurissent de plus en plus dans les rues de nos villes. Cette économie éphémère échappe à toute analyse statistique. Mais sa visibilité croissante a conduit Pascale Leroi, économiste-urbaniste à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de l’Ile-de-France, à étudier ce nouvel univers, où se développent des activités marchandes et non marchandes, itinérantes ou provisoires.

L’économie éphémère est-elle vraiment un phénomène nouveau ? Les camions épiceries et bibliothèques itinérantes ont toujours existé, notamment dans les campagnes.
Camions épiceries sillonnant les campagnes, restaurants saisonniers de plage, marchés forains ont effectivement toujours eu leur place dans l’économie. Mais aujourd’hui, ce modèle est revisité. Il s’installe dans les villes, prend en compte les nouvelles exigences du consommateur et s’élargit à de nouveaux usages. Il répond à la demande des citoyens d’un quotidien urbain plus végétal, plus solidaire, plus participatif.
Le goût pour la street food et la diminution du temps pris pour la pause déjeuner sont favorables à la restauration rapide et à sa diversification. Les food trucks bénéficient de ce contexte et savent, pour la plupart, assurer une montée en gamme des produits. A côté de l’historique hamburger, comme Le Camion qui fume, pionnier en France, les propositions sont variées : cuisines étrangères, spécialisation sur les nouvelles aspirations alimentaires (bio, vegan, sans gluten)…
Les camions itinérants historiques se renouvellent également et surfent sur des tendances actuelles, comme la vente de seconde main entre particuliers (bus friperie), le bio et le local (livraison du producteur au consommateur), l’essor des services à la personne (livraison de repas, coiffure, toilettage pour chien, etc.), la réparation d’objets… On voit par exemple des cabanons de compostage collectif s’installer dans des parcs et jardins. Ou encore des services de réparation itinérants à proximité de gares ou stations de métro, qui proposent aux citadins combinant vélo et transports en commun de réparer leur vélo pendant leur journée de travail. L’objectif de ces itinérants est toujours de se rapprocher d’un client contraint par le temps ou dans ses déplacements. Et ce phénomène touche Paris et sa banlieue, comme les grandes agglomérations de province.
Qu’est-ce qui distingue les food trucks et autres triporteurs d’aujourd’hui du traditionnel marchand de glace sur la plage ?
Le numérique est incontestablement un vecteur de l’économie éphémère : les consommateurs commandent des repas à l’avance, réservent un service, consultent des tarifs, comparent… Le numérique permet aussi aux entrepreneurs de cette économie d’annoncer leur passage, de préciser leur concept, d’enregistrer des commandes, et ainsi de fidéliser leur clientèle. Ils sont très nombreux à avoir un site Web, un compte sur les réseaux sociaux. On voit même se développer des sites spécialisés dans l’annonce et la géolocalisation en temps réel des food trucks.
Le numérique est aussi indirectement l’un des moteurs de cette économie. Le développement de l’e-commerce a distendu le lien physique avec les clients. Les marques cherchent à renouer un lien direct et aller à la rencontre des clients, pour entretenir la demande, créer l’événement, ou tester des produits. De grandes marques de chaussures, de jeux vidéo s’installent ainsi dans des boutiques-containers éphémères, des pop-up stores, dans des lieux de forte fréquentation.
Quel est le modèle économique de ces petits commerces et services éphémères ?
La plupart des initiatives marchandes de l’économie éphémère sont le fait de micro-entreprises ou d’auto-entrepreneurs, et de start-up pour les plus innovantes. La tendance n’est sans doute pas totalement étrangère à la montée actuelle des emplois non salariés et au développement du statut d’auto-entrepreneurs.
Créer une activité de restauration ou de services dans un camion, un triporteur, ou dans une construction légère qu’il est possible de démonter ou de recycler, ou une construction détournée (containers), demande un investissement moins lourd qu’une installation sédentaire. Certaines de ces entreprises font au besoin appel au crowdfunding. Mais ces activités itinérantes ne sont pas faciles pour autant. Se bâtir une clientèle, respecter une hygiène rigoureuse est forcément plus compliqué. Beaucoup d’entrepreneurs mettent la clé sous la porte au bout d’un ou deux ans.
Cependant, l’installation dans un immobilier léger n’est pas forcément vécue comme transitoire. Nombre d’entrepreneurs aiment changer de lieux, de clientèle, être mobiles et indépendants. Certains perdurent sans même se reconvertir dans un immobilier lourd. Ce faisant, c’est aussi un moyen de s’installer pour expérimenter : l’éphémère peut aussi être un tremplin vers une activité pérenne. Ainsi, de plus en plus de restaurants ambulants et provisoires deviennent des restaurants fixes.
Le phénomène est-il soutenu, organisé par les villes ?
Les communes reçoivent de nombreuses demandes d’autorisations. Certaines peuvent être récalcitrantes et freinent le mouvement, craignant que la street food concurrence les activités sédentaires et entraîne des nuisances.
Pour s’installer sur l’espace public, il faut obtenir une autorisation temporaire d’occupation, laquelle donne lieu à une redevance qui se révèle très variable d’une ville à l’autre. Celle-ci peut aller de 20 à 200 euros, voire être calculée en pourcentage du chiffre d’affaires. Par exemple, les food trucks de la Défense reversent 8 % de leur chiffre de la journée.

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Un certain nombre de villes se mettent à intégrer ce type de commerces et services dans leur réflexion sur la revitalisation de certains quartiers. Les activités éphémères contribuent à l’hospitalité des territoires. Dans les quartiers de bureaux aux immeubles monofonctionnels sans commerces au rez-de-chaussée, dans les zones excentrées, ces activités apportent des services, animent les lieux. L’économie éphémère offre aussi aux aménageurs l’occasion de tester des usages et des programmations, en centre-ville ou dans le cadre d’occupations temporaires de terrains urbains en transition. Ces micro-interventions rejoignent la même dynamique que les initiatives d’urbanisme transitoire.

samedi 30 septembre 2017

TS2 | CARNET GOURMAND été 2017








mercredi 20 septembre 2017

TS1&TS2

Une journée sous le ciel bleu de Paris !
De la place de la République à la Villette par le canal Saint Martin et le Bassin de la Villette.







samedi 13 mai 2017



TS2 | Visite du chantier de la SAMARITAINE
dans le cadre de notre partenariat.


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mercredi 3 mai 2017

TS1 | Extraits de carnets